Développer l’intelligence émotionnelle : Que dire aux enfants quand ils sont anxieux ?

Traduction d’un article de Hey Sigmund : http://www.heysigmund.com/building-emotional-intelligence-what-to-say-to-children-with-anxiety/

L’anxiété a sa manière de tous nous faire nous sentir dépourvus, aussi bien pour celui qui subit la crise anxieuse que pour celui à ses côtés qui ferait n’importe quoi pour l’aider. Il est difficile de savoir exactement quoi faire lorsque vos enfants sont envahis par l’anxiété. Des approches différentes fonctionneront ou non en fonction des personnes, ainsi n’ayez pas peur d’expérimenter avec ce qui convient le mieux.

Quoi que vous fassiez, être une présence forte et stable sera toujours le bon choix. Rien de ce que vous direz ou ferez ne peut faire partir cette anxiété, mais si vous pouvez traverser cette épreuve à leurs côtés, vous ferez la différence.

Ayez confiance dans leur capacité à surmonter cela, car ils le peuvent – ils sont stupéfiants – et avec le temps, aussi difficile qu’il soit de les voir traverser ces moments difficiles, ils vont prendre confiance en leur capacité à avancer avec bravoure à travers leur anxiété, afin d’arriver de l’autre côté. Aussi, votre enfant est l’expert quand il s’agit de son anxiété et de ce qui fonctionne ou non, donc soyez attentif à ses signaux et à ce qui lui correspond.

Quand l’anxiété prend place :

  • Tu es en sécurité, je suis ici et je ne vais nulle part.

Vous ne serez pas forcément crus tout de suite, mais ce n’est pas un souci. Le but n’est pas de changer quoi que ce soit, il est question d’offrir de la chaleur, de la sécurité, de le rassurer du mieux que vous pourrez.

  • Quoi que tu fasses maintenant me convient.

Une partie du stress de l’anxiété peut être de ne pas savoir quoi faire, ou d’être inquiet que ce qu’il fait ne sera pas bien. Approuver sa réponse va lui donner le pouvoir d’avancer à travers cette sensation à sa manière, à son propre rythme.

  • Fais ce que tu as besoin de faire, même si c’est de ne rien faire.

Vous lui donnez la permission de répondre comme il a envie de le faire, sans se sentir fou ou avoir à expliquer ou combattre sa réponse. Moins les gens ressentent le besoin de combattre leurs sentiments, plus il devient facile pour ces sentiments de venir et partir naturellement.

  • Allons marcher pour voir si on peut retrouver ton souffle

L’activité physique est la fin naturelle d’une réponse au stress, dite de lutte ou de fuite (les sensations physiques d’une attaque d’anxiété viennent de là). Marcher va aider à brûler l’adrénaline et les composants neurochimiques qui ont envahi le corps pour le préparer à fuir ou combattre, et qui causent les symptômes physiques (cœur qui s’emballe, sensation d’être malade, transpiration, respiration courte, bouche sèche, tremblements ou tension dans les membres…). Essayez de l’aider à obtenir une respiration profonde par la marche, c’est d’ailleurs plus simple si ils l’ont déjà expérimenté en dehors d’une crise anxieuse.

  • Ton cerveau croit qu’il a besoin de te protéger. Respire, je vais le faire avec toi. Tu feras savoir à ton cerveau que tu t’occupes de la situation, et que tout va bien. Il a juste besoin de savoir que tu es en sécurité et il va alors se calmer.

L’anxiété provient d’une réponse de lutte ou de fuite, qui se déclenche quand l’amygdale limbique perçoit une menace. Il importe peu que la menace soit réelle ou non, le cerveau pense qu’elle l’est et agit en préparant le corps à répondre. C’est pour cela que l’anxiété est ressentie ainsi, car toutes les réactions physiques associées ont pour but de préparer le corps à lutter ou fuir (autre article de Hey Sigmund sur ce sujet : http://www.heysigmund.com/anxiety-in-kids/). La respiration profonde déclenche la réponse de relâchement qui, comme la réponse de lutte ou de fuite, est ancrée en nous. La respiration peut être quasiment inaccessible en plein milieu d’une crise anxieuse, il est donc important qu’il s’entraine à la développer (respire jusqu’à 3, retient ta respiration 1 seconde, expire jusqu’à 3) chaque jour lorsqu’il est calme, avec les mots déclencheurs qui fonctionnent avec lui, afin de pouvoir accéder à cet outil plus facilement en pleine crise. Il y a plusieurs manières de faire cela :

  • Faites-lui imaginer qu’il tient une tasse de chocolat chaud, et faites-lui aspirer l’arôme pendant 3 secondes, retenir son souffle pendant 1 seconde, puis refroidir la tasse pendant 3 secondes.
  • Faites le signe infini (∞) avec votre doigt sur son dos, sa main ou à l’endroit qui lui semble le mieux. Prenez 3 secondes pour tracer le cercle gauche du signe et demandez-lui d’inspirer pendant ce temps. Arrêtez-vous 1 seconde et demandez-lui alors de retenir son soufle. Maintenant prenez 3 secondes pour tracer le cercle droit, et demandez-lui d’expirer simultanément. Essayez de faire un mouvement fluide, régulier, apaisant.

Ce sont juste des idées pour rendre la pratique de la respiration profonde ludique, mais ce qui fonctionne le mieux pour lui est parfait.

Ensuite, quand il est plus calme…

  • Je sais comment je me sens quand je me sens anxieux ou inquiet pour quelque chose, mais j’aimerais vraiment comprendre ce que toi tu ressens dans ce cas. Peux-tu m’apprendre ?

Valorisez-le en validant le fait qu’il soit l’expert de son anxiété, car il l’est réellement.  La capacité à identifier de manière précise une émotion lorsqu’elle se produit est au centre de l’intelligence émotionnelle. Plus les enfants deviennent capables de verbaliser sur ce qu’ils ressentent lorsqu’ils sont anxieux, plus ils sont capables d’identifier leur anxiété, de la reconnaître et d’agir plus délibérément en réponse. Avec ce niveau de conscience de soi, ils deviennent plus facilement capables de gérer leurs émotions lorsqu’elles se produisent, et il sera plus difficile pour l’anxiété d’avoir des répercussions sur leur comportement.

  • Tu n’es pas obligé de gérer ça seul. Est-ce que je peux faire quelque chose pour t’aider à te sentir moins seul ? Est-ce que c’est mieux si je te parle, ou si je ne dis rien ? Si je te tiens la main ? Si je te touche ton dos ? Ou alors si je te laisse de l’espace ?

Il est possible que rien ne lui vienne à l’esprit, ce n’est pas un souci.

  • Si tu voyais quelqu’un traverser ce que tu ressens, que lui dirais-tu pour le rassurer ?

Ceci lui donne une autre perspective et peux vous donner des indices sur ce dont il a besoin d’entendre dans ces cas-là.

  • Si tu pouvais faire tout ce que tu veux pour te sentir mieux quand tu te sens ainsi ? Vraiment tout ce que tu veux, peu importe à quel point ça semble fou. Qu’est-ce que ça pourrait être ?

Donnez-lui dans l’imaginaire ce qui est difficile pour lui dans la réalité. Ça peut aider à élargir les options. Il y a souvent un sentiment de blocage associé à l’anxiété, qui peut donner à l’anxiété plus de pouvoir qu’elle ne le mérite. Parfois, la meilleure façon de trouver une chose qui fonctionne est au beau milieu de la folie, de l’improbable : « Et si je pouvais donner un camion complet de dessert à ton anxiété pour qu’elle soit trop occupée pour t’embêter ? Ou alors on pourrait lui chanter une berceuse ? Ou alors de la musique super dansante pour l’épuiser ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

  • Je suis là pour t’écouter si tu as besoin d’en parler. Rien de ce que tu diras ne sera mauvais.

Donnez-lui plein d’espace pour parler de ce qui se passe, mais ne cherchez pas à changer ou régler les choses. Plus vous validerez ce qu’il ressent, plus il pourra accepter son ressenti et expérimenter des moyens de gérer la situation.

  • Je t’aime, j’aime tout de toi, et tout ce que tu fais.

Car c’est comme de la magie, et ça fait toujours plaisir à entendre.

  • Le cerveau évolue. C’est vraiment un organe extraordinaire. Tu ne te sentiras pas toujours comme ça. A chaque fois que tu respires pendant que tu ressens de l’anxiété, tu aides ton cerveau à changer et à devenir plus fort. Tu fais quelque chose de vraiment épatant et plus tu le feras, mieux tu te sentiras.

Le cerveau a une capacité extraordinaire à changer, et plus les enfants peuvent comprendre et accepter cela, plus ils seront capables de tendre vers ce changement. Voici quelques propositions pour y arriver, mais personne ne connaît votre enfant mieux que vous, dont adaptez cela à votre convenance…

« Essaie de penser comme ça : imagine qu’il y a deux parties dans ton cerveau : une partie ‘émotions’ qui ressent tout ce qui t’arrive, et une partie ‘réflexion’ qui pense à tout ce qui t’arrive et t’aide à décider quoi faire. Ces deux parties sont connectées par un chemin comprenant des milliards de cellules, des neurones (imagine que chaque neurone est une brique). Les deux parties communiquent en transmettant des informations de neurone en neurone, et ainsi de suite. Tout ce qui t’arrive va toujours passer par la partie ‘émotions’ en premier. C’est pareil pour tout le monde. Ensuite, l’information va traverser jusqu’à la partie ‘réflexion’ qui va alors t’aider à prendre des bonnes décisions et à agir de la meilleure façon possible.

Quand la connexion entre les neurones est forte, le chemin va être solide, et la partie ‘réflexion’ de ton cerveau sera en charge de tes actions. C’est possible car dès que la partie émotions devient inquiète ou anxieuse, la partie réflexion peut envoyer un message disant « C’est bon ! Tu peux te calmer maintenant, j’ai vérifié et il n’y a rien qui puisse nous faire du mal, OK ? Mais merci de veiller sur nous. » Quand le chemin n’est pas solide, la partie réflexion ne peut pas faire passer ce message rassurant, donc les émotions envahissent ton corps avec des substances qui te préparent à te battre pour survivre ou à prendre la fuite. Le but est de te rendre rapide, solide et puissant pour que tu puisses te protéger du danger. C’est cette invasion chimique qui te fait ressentir toutes ces choses désagréables que tu ressens quand tu es anxieux, stressé.

Ce qu’il est important de savoir, c’est que ce chemin entre les deux parties du cerveau peut toujours être renforcé. Voici comment…

Chaque cellule sur le chemin est capable de faire pousser 15000 branches pour l’aider à se connecter aux autres cellules. Plus les connections entre les cellules sont nombreuses, plus le chemin est solide. A chaque fois que tu fais quelque chose qui t’aide à traverser cette anxiété, comme la respiration profonde ou la méditation de Pleine Conscience (NDT : aussi appelée Mindfullness, c’est une forme de méditation), les cellules font pousser des nouvelles branches qui les connectent aux cellules voisines, renforçant alors le chemin. C’est comme faire de la musculation pour ton cerveau ! Comme pour n’importe quel muscle, plus tu t’entraineras, plus il deviendra fort. Sois patient par contre, et quoi que tu fasses, n’abandonne pas. Ça peut mettre un moment pour se rapprocher des 15000 connections mais tu vas y arriver. »

(NDT : Vous trouverez ici quelques exemples en français de séances de mindfullness : http://www.cps-emotions.be/mindfulness/materiel-mindfulness.php )

Et enfin…

Lorsqu’il s’agit de gérer des émotions difficiles – et l’anxiété en fait partie – tout ce que vous pouvez faire pour valider plutôt que d’essayer de changer ce que votre enfant traverse sera important. Essayez diverses approches, les enfants ne s’effondrent pas quand les adultes qui sont dans leur vie leur répondent d’une manière valorisante, aimante et généreuse.

Pour renforcer et protéger des enfants anxieux, explorez leurs émotions avec eux et aidez-les à chercher dans leur propre sagesse ce qui fonctionne pour eux. Quand vous leur donnez l’espace, l’encouragement et la liberté d’explorer et d’expérimenter, les enfants peuvent trouver des solutions merveilleuses et inattendues aux choses qui les troublent. Ils peuvent vraiment être impressionnants à ce sujet.

Le bonheur est possible en étant atteint de Schizophrénie

Dr Dilip Jeste

La schizophrénie est une des plus sévères des maladies mentales et est typiquement chronique, mais une nouvelle étude suggère que le bonheur est atteignable en termes de but thérapeutique.

Une étude conduite par des chercheurs de l’Université de Californie, à San Diego, montre que même si les patients atteints de schizophrénie montraient un plus bas niveau de bonheur en général que les sujets sains, 38% d’entre eux affirmaient  être heureux la plupart du temps ou toujours. De plus, les niveaux de bonheur étaient corrélés avec la qualité de vie et des facteurs tels que le stress perçu, la résilience, et l’optimisme.

De manière intéressante, le bonheur n’était pas associé avec la sévérité des symptômes, la durée de la maladie, la santé physique ou les fonctions cognitives.

« La notion est que c’est essentiellement une maladie incurable qui est associée avec une sentence à vie de malheur »

affirme le Dr Dilip V. Jeste, Médecin, éminent Professeur de psychiatrie et de neurosciences, principal chercheur de cette étude, ancien président de l’American Psychiatric Association .

« Pourtant, nous avons montré dans notre étude que même si c’était une minorité de personnes atteintes de schizophrénie qui montraient des hauts niveaux de bonheur, ils étaient une minorité substantielle. »

« Donc nous ne devrions pas se focaliser sur les symptômes de ce qui ne va pas chez un patient mais aussi sur leurs forces, et de quelle manière les autres aspects de la vie les affectent. »

L’étude a été publiée le 18 Août 2014 dans Schizophrenia Research.

« Les gens atteints de schizophrénie sont clairement moins heureux que la population générale, mais ce n’est pas surprenant. Ce qui est impressionnant, c’est que presque 40% de ces patients déclarent être heureux. »

nous explique un des auteurs en chef de l’article, Barton W. Palmer, PhD, professeur de psychiatrie à l’Université de Californie, San Diego, dans une publication.

« Les gens ont tendance à penser que le bonheur dans la schizophrénie est un oxymore. »

écrit le Dr Jeste

« Sans mettre de côté la souffrance qu’inflige cette maladie sur les patients, notre étude montre que le bonheur est un but atteignable pour au moins certains patients schizophrènes. Cela signifie que nous pouvons aider ces individus à rendre leur vie plus heureuse. »

Dr Ofer Agid

Ofer Agid, Médecin, Professeur associé en Psychiatrie à l’Université de Toronto, Canada, membre du Programme sur la Schizophrénie au Centre pour Addictions et de santé mentale à Toronto, confie ceci à Medscape Medical News :

« Quand nous nous penchons sur cette maladie chronique dévastatrice, nous nous concentrons généralement sur les symptômes négatifs, positifs, affectifs et cognitifs. »

« et nous essayons de traiter en fonction de ces symptômes. Cependant, cette étude suggère qu’un autre domaine sur lequel nous devrions nous pencher et même mesurer est celui du bonheur. Ce n’est pas la qualité de vie, qui est une mesure objective. Le bonheur, c’est mesurer à quel point un patient est satisfait de sa vie. »

Dr Agid note qu’il existe déjà plusieurs échelles validées pour mesurer le bonheur/la satisfaction de vie. Cependant, elles sont rarement utilisées pour ces patients.

« C’est un peu surprenant que ce n’est pas plus mesuré. Parfois, lorsqu’on pose ces questions, on obtient des résultats surprenants. Et la chose la plus importante est : que faisons-nous avec ces résultats et comment intervenons-nous? »

« Aussi, nous devrions nous poser cette question : que se passe-t-il si nous découvrons que des patients atteints de schizophrénie sont en fait heureux dans leur vie? Devons-nous intervenir pour rendre leur vie meilleure en fonctions de nos standards et valeurs? Cela amène de nombreuses questions délicates. »

Je me suis permis ici de traduire partiellement un article publié sur Medscape, dont vous trouverez la source ci-dessous (il faut s’inscrire gratuitement pour y accéder). J’ai volontairement omis de citer les échelles utilisées, ainsi que les données statistiques de l’étude, leur analyse étant ici la partie la plus importante à mon sens.

Happiness an Attainable Goal in Schizophrenia

PsyAddict

E-Cigarette : Le communiqué de l’OMS dénoncé par des experts

La cigarette électronique est un sujet « brûlant » ces derniers temps.

Il y a de nombreuses études dorénavant, certaines positives envers ce dispositif, d’autres négatives. Cependant, il est établi que l’e-cig est largement moins nocive que le tabac. En effet, il n’y a pas de combustion, donc pas de goudrons ni de monoxyde de carbone.

Sur le court et moyen terme, les études tendent à montrer peu ou pas de nocivité, reste à savoir sur le long terme.

De nombreux médecins commencent à avoir des avis positifs sur le vapotage, sans toutefois pouvoir en faire la promotion, principe de précaution oblige.

Pour exemple, nous pouvons citer le Professeur Bertrand Dautzenberg, professeur de pneumologie à l’université Pierre-et-Marie-Curie, pneumologue à La Pitié-Salpêtrière (Paris) et président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT), qui se plaît à faire cette comparaison :

« Fumer, c’est un peu comme prendre l’autoroute à contresens. Vapoter, c’est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h. »

De plus en plus de patients se posant la question de passer au vapotage, le mot d’ordre officieux est de ne pas inciter, mais de ne pas dissuader non plus, car ce dont on est sûr, c’est que le tabac tue.

Ce qui est sûr, c’est que les pouvoirs publics se creusent les méninges pour trouver comment légiférer ce nouveau dispositif. C’est sans compter sur les lobbys du tabac et des produits pharmaceutiques, qui ne sont pas vraiment favorables à l’émergence d’un nouveau concurrent.

Aussi, de nombreuses informations alarmistes sont faites, que ce soit à la télévision, ou dans les journaux, en se basant parfois sur des études peu fiables, ou en déformant parfois les faits pour faire du sensationnalisme. Mais bon, la peur, ça fait vendre…

J’ai un collègue qui, à force d’entendre des informations de ce genre, préfère rester au tabac car « au moins il sait ce qu’il fume » !

Je ne vais pas le cacher, je ne suis pas totalement objectif sur le sujet. Je vapote depuis 2 ans déjà, et plus une seule cigarette depuis. Certes, je n’ai pas travaillé sur mon addiction à la nicotine, mais j’ai largement réduit les risques pour ma santé.

Après, j’aimerais que les choses soient clarifiées, qu’il y ait un mot d’ordre officiel, que les politiques se positionnent objectivement en termes de santé publique, afin qu’on puisse encadrer ce nouveau venu, quitte à inciter les revendeurs à faire une formation pour pouvoir mieux conseiller, et à mettre en place des normes de qualité pour les produits. En effet, entre plusieurs magasins, il peut y avoir de grandes différences en matière de conseils et de produits. Certains sont très bien informés, et proposent des liquides contenant de la nicotine et du matériel adaptés et aux normes, souvent fabriqués en France ou en Europe. D’autres, qui ne font que « vendre », vu que c’est un marché rentable (on peut prendre en exemple les petits magasins de téléphonie qui cherchent à se diversifier pour survivre), ont parfois du mauvais matériel et aucun conseil à donner, ce qui a effet de procurer une mauvaise expérience à celui qui souhaiterait commencer l’e-cig, et le faire très rapidement revenir à la cigarette. Un conseil, allez uniquement dans les magasins spécialisés, et c’est encore mieux si on vous l’a recommandé.

Dernièrement, l’OMS a (enfin) publié un communiqué. Chouette, me diriez-vous, sauf que…

C’est assez drôle lorsqu’un communiqué de l’OMS sur l’e-cig, qui devrait faire référence pour instaurer les prochaines politiques de santé, se fait démonter point par point par 6 scientifiques (avec publication de leurs éventuels conflits d’intérêt, ce qui n’est pas le cas dans le communiqué). De plus, ils mettent en référence de nombreuses études sur l’e-cig, qui valent la peine d’être lues. Cet article a été publié dans la revue Addiction. Par contre, il est en anglais :

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/add.12730/abstract

Et pour avoir le pdf directement…

Pour les francophones, vous pouvez lire cet excellent article de Sciences & Avenir, qui reprend les grandes lignes de cette publication.

Bonne lecture, et rappelez-vous, Le tabac tue !

PsyAddict

Le début d’une histoire

Bienvenue sur mon Blog !

Je suis infirmier en Psychiatrie et Addictologie, depuis un peu plus d’un an. Avant cela, j’étais en Médecine Gériatrique, suite à mon diplôme. Je suis allé dans ces deux services par choix. La Médecine Gé m’a permis de peaufiner mes compétences cliniques et techniques, mais la charge de travail était telle que je n’avais pas le temps de faire du relationnel comme je le souhaitais. Parfois, j’avais des patients en souffrance psychique, et je me voyais obligé de m’excuser de devoir les laisser, afin de continuer mes soins. C’est ainsi que j’ai décidé de m’orienter vers la Psychiatrie, qui m’a toujours attirée. D’ailleurs, mon mémoire de fin d’études concernait ce sujet (j’y reviendrai dans un article prochain).

J’ai eu la chance de trouver une place dans un service de Psychiatrie et Addictologie dans un hôpital de Paris. C’est un service libre et intersectoriel, il n’y a aucun patient sous contrainte, pas d’isolement. Les patients viennent pour effectuer des sevrages (il y a de tout, alcool, cocaïne, cannabis, stilnox, benzodiazépines, codéine…) et/ou des problématiques psychiatriques (dépression, tentative de suicide, évaluation, syndrome bipolaire, état maniaque…).

Le but de ce blog est de publier des infos, des avis, des anecdotes concernant mon travail. Je préfère rester assez large dans ma description, car ce blog se construira, se structurera au fur et à mesure de mes publications. Je reste bien entendu ouvert aux remarques et suggestions.

J’espère vous voir y revenir, et me faire part de vos commentaires.

A bientôt !

PsyAddict